MANIFESTE

Le peuple sénégalais, tout au long de l’histoire, a plus d’une fois démontré sa capacité à prendre en main son destin. Mu par une volonté de bâtir une véritable démocratie, notre peuple a pris sur lui de préserver, à tout prix, les acquis légués par les aînés. En mars 2012, en élisant sereinement le président de la République, malgré une période pré-électorale troublée, nous avons une nouvelle fois prouvé, au monde entier, notre engagement indéfectible à préserver les valeurs républicaines qui font du Sénégal un modèle en Afrique.
C’est pourquoi, avant toute chose, l’UNION CENTRISTE DU SENEGAL (UCS), riche de la diversité de ses adhérents, consciente des innombrables potentialités et atouts du Sénégal, déterminée à écrire une nouvelle page dans l’histoire de notre pays, tient à rendre hommage au peuple sénégalais.
Mais, c’est aussi parce que nous sommes conscients des sacrifices consentis que nous estimons qu’il est grand temps de récompenser les populations dont la patience et l’abnégation ne sauraient durer éternellement.
Plus que des mots, l’hommage que nous leur rendons constitue le socle de notre engagement à bâtir un Sénégal libre et juste. Notre vision repose essentiellement sur la notion d’équilibre.
Notre capitale, Dakar, n’est pas le Sénégal. Notre projet consiste à résorber les déséquilibres, en matière d’accès aux ressources, aux soins de santé, à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’emploi…, entre les 14 régions que compte le pays. Chaque région a des richesses qui n’attendent que d’être exploitées de façon rationnelle et juste par ses populations, pour le bonheur de tous.
C’est pourquoi, nous attachons une importance particulière au monde rural et à l’industrialisation des 14 régions. Notre but est d’apporter de la valeur ajoutée à nos produits issus de la pêche, de l’élevage, de l’agriculture, de nos mines et de toutes nos ressources. Cette industrialisation permettra de régler plusieurs problèmes dont celui de l’approvisionnement en produits de première nécessité, celui de l’introduction massive du « consommer sénégalais » au niveau national et celui de la compétitivité de nos produits sur les marchés mondiaux, avec à la clé la création et la sécurisation de nouveaux emplois, pour les jeunes notamment. Nous faisons de la collecte, de la conservation, de la transformation et du conditionnement des denrées périssables (produits halieutiques, fruits, légumes…) Une priorité afin que les producteurs ne voient plus le fruit de leur travail pourrir sous le soleil, faute d’infrastructures adéquates et de chaînes d’écoulement. Nous portons la même attention à l’artisanat et à l’art qui, en plus de valoriser notre patrimoine culturel, peuvent devenir des sources de revenus substantiels, cela en particulier si leur développement est accompagné d’une politique touristique pertinente et efficace.
Notre programme de développement pour un Sénégal équilibré accorde une grande importance aux banlieues dakaroises dont la prise en charge doit être pensée dans la perspective d’une valorisation de ses espaces et de ses habitants, particulièrement frappés par le chômage. Nous envisageons ainsi une réorganisation du secteur informel pour permettre aux mécaniciens, plombiers, électriciens,

menuisiers, ferrailleurs…d’occuper des espaces adaptés à leurs activités et de bénéficier des mêmes avantages que les travailleurs du public et du privé (couverture maladie, retraite…). L’UCS entend en outre prendre des mesures particulières en faveur de l’éducation, de la santé, de la formation et de l’emploi des jeunes filles et des femmes, également nombreuses dans l’informel, et beaucoup plus vulnérables que les hommes.
Le centrisme que nous incarnons consiste à gouverner à partir du réel en élaborant des programmes ciblés et adaptés aux différentes situations, avec le soutien de tous, particulièrement des administrations publiques, du secteur privé et des partenaires étrangers. Notre approche au « cas par cas » s’inscrit néanmoins dans le cadre d’un projet global d’intégration nationale, appuyée sur une politique de décentralisation allant au-delà de simples recommandations inscrites sur une feuille de papier. Elle initie un véritable transfert des pouvoirs vers les différentes localités.
Ce rééquilibrage implique un meilleur accès des populations à l’ensemble des services de base, mais également à toutes les technologies utiles à la bonne marche de leurs activités. C’est pourquoi la réhabilitation, la construction et la modernisation des infrastructures et équipements scolaires, sanitaires, agricoles, industriels…font partie de nos priorités, tout comme la fourniture correcte en eau et en énergie, sans lesquelles aucun développement n’est possible.
Nous considérons que cette justice sociale est une garantie de la liberté de choix dont nos concitoyens, sans distinction aucune, doivent pouvoir bénéficier. Elle constitue en outre un engagement à protéger nos enfants et à leur garantir l’accès à l’éducation et à la santé car l’avenir de la nation sénégalaise dépend aussi d’eux. Compte tenu du rôle que joue le sport dans l’épanouissement des jeunes (filles et garçons) et dans le rayonnement de notre pays, notre réflexion porte aussi sur l’encadrement des sportifs professionnels et amateurs ainsi que sur la création d’infrastructures adaptées à la pratique de plusieurs disciplines. Notre conviction est que tous les talents, dans tous les domaines, doivent être promus.
Par ailleurs, notre pays comptant un nombre important de ressortissants à l’étranger, l’UCS mène une réflexion sur la situation des Sénégalais de l’extérieur parmi lesquels on trouve des étudiants, des chercheurs, des cadres de très haut niveau et des travailleurs qualifiés évoluant dans tous les secteurs de l’économie de leur pays d’accueil (commerce, agriculture, services…). La valorisation de leurs compétences comme l’aide à nos compatriotes en difficultés sont primordiales.
Le centrisme que nous incarnons est la politique de l’action. Il est la réponse concrète aux aspirations et aux préoccupations profondes de nos concitoyens qui doivent jouir, enfin, des potentialités que nous offre notre pays dont nous devons également préserver la paix et la stabilité.
Ainsi, à l’heure où la Casamance reste confrontée à une crise meurtrière et où de nouvelles menaces (terrorisme, narcotrafic…) frappent notre sous-région, l’UCS réfléchit aux conditions d’un retour à la paix dans la région sud et à la mise en place un système d’alerte, de veille et d’intervention entièrement dédié à la sécurité.
UNION CENTRISTE DU SENEGAL

J’y crois, j’adhère !